Octobre 2022.
Ce fut le début d'une vie très différente ; Yves après quelques mois difficiles le1er décembre 2021 s'en est allé, me laissant avec une totale perte de sens. J'ai donc entrepris d'assumer seule et de voyager, le temps que voudrait bien me laisser la Providence. Ma première grande "expédition" ce fut la Norvège avec la compagnie nationale Hurtigrutten, au mois d'octobre 2022.
Ce fut d'abord une inoubliable rencontre sur ce bateau ; Nicole, une payse de mon âge, immense voyageuse depuis toujours. Elle a fait tous les continents avec une passion dévorante qu'elle sait transmettre. Une culture servie par une extraordinaire mémoire. Nous nous sommes reconnues lors de la première sortie grace à notre typique accent de Midi- Pyrénées. Une Ariégeoise et une Gersoise dans ce presque bout du monde. Extraordinaire .
l'arrivée en Norvège c'est l'incontournable Bergen, considérée comme la grande pluvieuse de Norvège. C'est vrai, un joli crachin, fin et dense nous accueille.
La première visite est celle du quartier le plus ancien de la ville dont les caractéristiques ont été préservées. Les maisons qui bordent la rue sont éclairées, les volets encore ouverts ; impossible de ne pas y jeter un regard ! lumières chaleureuses, cheminées en pleine activité, magique comme un tableau de Rembrandt, ce grand maître de la lumière.
Après cette incursion dans le vieux quartier de Bergen nous prenons possession de nos cabines. j'ai bien sur réservé une single ! je n'ai aucune envie de partager mon espace. je n'ai plus l'âge des chambrées comme autrefois quand je pratiquais la randonnée dans les Alpes française ou Suisse, ni le Néouvielle dans les Pyrénées. A chaque âge son confort.
D'évidence j'entre dans une vie de solitude et de réflexion sur moi même. Mais je sais que je ne vais pas refaire de l'introspection après avoir usé montombe, fessier pendant 22 ans sur un divan de Psychanalyste Lacanien. La question du pourquoi je reprends ce blog, je me la pose quand même. Ce à quoi je suis confrontée aujourd'hui c'est la question de la trace, de ce qui fait trace. Comment le dire? En fait c'est la question de la néantisation de mon être qui fait retour. Ecrire serait donc une tentative pour faire trace. La nuit tombe, le pluie dense et une tempête de vent à plus de 100 km /heure est annoncée pour cette nuit du 10 février. Je reprendrais demain.





