mercredi 11 février 2026

Onze années ont passé.

 




Octobre 2022. 

Ce fut le début d'une vie très différente ; Yves après quelques mois difficiles le1er décembre 2021 s'en est allé, me  laissant  avec une totale  perte de sens. J'ai donc  entrepris d'assumer seule et de voyager, le temps que voudrait bien me laisser la Providence.  Ma première grande "expédition" ce fut la Norvège avec la compagnie nationale Hurtigrutten, au mois d'octobre 2022.  




Ce fut d'abord une inoubliable rencontre sur ce bateau ; Nicole, une payse de mon âge, immense voyageuse depuis toujours. Elle a fait tous les continents avec une passion dévorante qu'elle sait transmettre. Une culture servie par une extraordinaire mémoire. Nous nous sommes reconnues lors de la première sortie grace à notre typique accent de Midi- Pyrénées. Une Ariégeoise et une Gersoise dans ce presque bout du monde. Extraordinaire .


La Norvège, juste avant l'hiver aves les  couleurs dorées de la nature ; des journées ensoleillées encore assez longues mais fraîches. Le Polarlis, bateau de taille moyenne faisant le service côtier, les livraisons dans les petits ports sur des quais aménagés et quelques passagers norvégiens ou autres se déplaçant  d'iles en iles. Et nous quelques 400 croisiéristes. Le français ne se parle pas, seulement les langues nordiques et la langue britannique. Nous avions un guide français, direct, habitué des grands espaces et périples. j'aime l'atmosphère de cette première croisière ;  ce n'est pas un cadre artificiel et sophistiqué. c'est un style de vie simple, direct, de passagers souriants à la recherche de l'authenticité. Les salons sont confortables et les animations discrètes. Ici un petit aperçu d'un petit bar et des fauteuils face à cette mer du nord et toutes ces multiples iles. Vraiment envoutant !

l'arrivée en Norvège c'est l'incontournable Bergen, considérée comme la grande pluvieuse de Norvège. C'est vrai,  un joli crachin, fin et dense nous accueille. 
La première visite est celle du quartier le plus ancien de la ville dont les caractéristiques ont été préservées. Les maisons qui bordent la rue sont éclairées, les volets encore ouverts ; impossible de ne pas y jeter un regard ! lumières chaleureuses, cheminées en pleine activité, magique comme un tableau de Rembrandt, ce grand maître de la lumière.






Après cette incursion dans le vieux quartier de Bergen nous prenons possession de nos cabines. j'ai bien sur réservé une single ! je n'ai aucune envie de partager mon espace. je n'ai plus l'âge des chambrées comme autrefois quand je pratiquais la randonnée dans les Alpes française ou  Suisse, ni le Néouvielle dans les Pyrénées. A chaque âge son confort.

 D'évidence j'entre dans une vie de solitude et de réflexion sur moi même. Mais je sais que je ne vais pas refaire de  l'introspection après avoir usé montombe,  fessier pendant 22 ans sur un divan de Psychanalyste Lacanien. La question du pourquoi je reprends ce blog, je me la pose quand même. Ce à quoi je suis confrontée aujourd'hui c'est la question de la trace, de ce qui fait trace. Comment le dire?  En fait c'est la question de la néantisation de mon être qui fait retour. Ecrire serait donc une tentative pour faire trace.  La nuit tombe, le pluie dense et une tempête de vent à plus de 100 km /heure est annoncée pour cette nuit du 10 février. Je reprendrais demain.