dimanche 8 avril 2012

Giboulées

Place du Capitole- Meeting Front de Gauche Deux heures avant - 70 000 participants.





  Les giboulées de mars déferlent depuis deux jours et nous ont surpris en ce début d'avril ; les fruitiers en fleurs redoutent les derniers gels ; les fleurs des prunus ornaient la terrasse et dessinaient de fines dentelles roses ; elles l'ont agrémentée deux à trois jours seulement ; la métamorphose a fait place aux frêles feuilles qui tourbillonnent sous les rafales de vent mouillé de pluie.
L'âtre rougeoie ; tel dans un tableau de Rembrandt je devine les meubles, masses plus sombre.
La télévision nous amène au Costa Rica mais ne s'attarde pas ; déjà la Jamaïque ; le texte comme bien souvent occulte la vie des populations et réduit notre approche à une vision »dansante » et fausse.
En même temps je suis toujours étonnée de réaliser que simultanément à notre mode de vie si sophistiqué, des millions de gens vivent près de la nature avec des croyances surprenantes, faites d'animisme, de crainte des éléments naturels, des dieux, du Christianisme. C'est cette simultanéité qui est difficile à faire mienne ; à quatorze ans au Collège il m'était difficile de comprendre que l'historicité et les périodes n'avaient rien à voir avec le découpage par chapitre, construit par nécessité pédagogique. Cet espace et ce temps sont restés toujours un peu énigmatiques.
C'est en voyageant que chacun peut se confronter aux différents modes de vie, à la diversité des paysages et des climats ; c'est ainsi que la réalité, autre, prend sens. La difficulté c'est de ne pas considérer notre « way of life » central, la difficulté c'est de se décentrer. Ne pas se penser « le nombril du monde » et la mesure de chaque chose.
Au même instant il y a les peuples d'Amazonie, les descendants des Incas, les Africaners d' Afrique du Sud, les nomades Mongols, les Inouites d'Alaska, les Roms d'Europe Centrale, les Créoles de la Réunion, la jeunesse des pubs Londoniens, les peuples du Mali, les villageois du Népal....ce monde polymorphe et en même temps cette universalité de l'homme ; c'est une vérité insaisissable dans son essence même. J'aimerai dire « tout ce qui est humain ne m'est pas étranger »....
Aujourd'hui dimanche 8 avril les Chrétiens fêtent la Pâques ; Les juifs de confession Israélite également ; les horreurs commises par les Conquistadors en Amérique Latine, ailleurs, pour la rédemption des âmes, au nom de la Vérité sont légion. Les horreurs des Guerres de Religion, les crimes d'Isabelle La Catholique en Espagne, l'Inquisition, la Révocation de l'Edit de Nantes, les guerres Cévennoles ne peuvent passer au compte des « pertes et profits ». J'ai « du mal » avec les religions lorsqu'elles décident non pas de s'occuper de la question existentielle mais s'immiscent dans le Pouvoir du Siècle. D'aucuns diront qu'elles ont aussi adoucit les moeurs ! Certes ? Mais il y a ceux qui trouvent des vertus à la « Colonisation » ! Il créent même une hièrarchie des Civilisations.
Je redoute de manière fondamentale tout ce qui s'agite au nom de la Vérité. Si je détiens la Vérité je dois la proclamer partout dans le monde et en son nom je peux m'accorder tous les droits sur l'autre. Il faudrait « restaurer »Pirandello, et revenir vers son théâtre « A chacun sa Vérité ».
Voici en cette fin d'aprés midi alors que le vent a soufflé en rafales, alors que j'ai une forte température, le nez qui coule, la gorge en feu, le défilé de mes pensées. Pas grandiose mais j'aime de temps à autre faire un peu d'écriture.
Je n'ai point évoqué La Présidentielle. Jean Luc Mélenchon est mon héros......le seul qui donne du souffle à la Campagne ; « l'Humain d'abord »

dimanche 19 février 2012

vendredi 10 février 2012

Suis désolée !

Suis désolée ! je vous ai raconté deux fois le même incident.....perte de repère ? de notion du temps ? Inquiétant non ?????

Petite mésaventure hivernale.

Cette après midi à Montégut
De bon matin j'ai fait une tentative pour descendre sur Auch. La matinée restait glaciale malgré un soleil trés réconfortant. Je me suis donc "aventurée" en voiture sur notre chemin que nous avions les deux jours précédents nettoyé courageusement. Donc je suis arrivée sur la place du village mais là, impossible d'aller plus loin, ou c'était bien risqué. Sur le léger dégel de la veille, la nuit à moins douze s'était chargée de transformer la route communale en patinoire qui brillait de mille feux au soleil levant entre les arbres du Parc du château. Le mercredi, je ne sais si je vous l'ai dit, s'était soldé par un échec relatif ; à mon retour de la "ville" j'ai du renoncer à remonter ; après avoir rangé la voiture sur le bord du chemin j'ai donc fait 2km à pied dans la neige pour rentrer. Très tonifiant ce retour et bucolique. J'ai croisé l'éternel faisan avec son beau  plumage qui tous les jours traverse la chaussée d'un côté à l'autre, peu farouche. L'amusant c'est que le lendemain matin avec une température voisinant les -14°, fait rare dans le Gers, Yves dont chacun sait son amour pour la randonnée a du chausser les après skis pour redescendre récupérer la voiture. La balade forcée fut trés agréable. Quelques téméraires nous ont doublé. Personne ne nous a proposé de nous récupérer mais c'eut été dommage. La voiture garée dans le sens de la pente nous sommes repartis sur Auch et vers midi nous sommes rentrés et avons "dégusté" la pizza qui aprés sa nuit dans la voiture n'avait pas décongelé. Donc tout ceci pour vous dire pourquoi ce matin du 10 février j'ai renoncé.


C'est étonnant, après cette froidure dès que la température remonte à 2 ° la sensation de douceur me surprend agréablement. Mais sans Dalton  je ne mettrais peut être pas le nez dehors. Cette après midi je l'ai baladé ;  toujours aussi turbulent et même plus ; la neige le rend fou et doit décupler les odeurs ; j'ai du lui faire exécuter des "exercices d'obéissance" pour le calmer et qu'il ne me fasse pas tomber.  

J'y suis arrivée ; Dalton "aux arrêts".
Yves a deux matches de rugby à regarder- peut-être qu'il renoncera au deuxième ; il n'est plus assez passionné pour cela. Je vais donc dans le petit Salon Rouge me remettre à la lecture. Il est 21H - heure métro. A bientôt

Vendredi 10 février 2012 : féérie

Depuis le bow window.

Dehors  il fait soleil

Etre à la fois dedans et dehors.

jeudi 9 février 2012

Statique !

 Du  bow-window ce matin -14°C
A l'horizon "Le Castagné"  Auch Gers En Gascogne

Al'aube l'horizon s'illumine doucement ;  la nature est figée, corsetée dans la neige. un tapis blanc adoucit toutes les formes et seule  sur la coline une masse noire avec ses hautes futaies émerge ; c'est la petite forêt, sur ce piton, le point culminant de notre commune gasconne, Montégut. Je l'aime beaucoup, il semble la réplique de celui qui m'intriguait, petite fille chez ma grand-mère à Menjollan. Ce matin, comme hier, il fait moins quatorze degré celsius ; le température dans le bow window atteint péniblement les -2 et nous avons transféré les plantes "tropicales" dans le salon ; le strélitzia forme sa seconde fleur ; cela me rejouit car j'en ai pris grand soin et ai suivi les conseils éclairés ; il lui faut au moins 6 h d'ensoleillement minimum et une période de froid ; la température ne doit pas déscendre au dessous de 12°C ; le bananier a meilleure allure depuis qu'il a retrouvé la chaleur ainsi que la plante "oreille d'éléphant". Cette froidure hivernale devrait sévir encore quelques jours.
La métamorphose et les jeux de lumière sont féériques. Vers 15 h je vais promener Dalton, une petite heure et c'est le moment où Mimine va faire son petit tour ; elle rentre très vite sans que je l'appelle malgré sa belle fourure....j'ai recommencé à lire le Séminaire de J Lacan "l'insu que sait de la bévue s'aile à mourre". ....un véritable rébus mais stimulant...pour qui a le désir de s'y atteler.

mercredi 8 février 2012

C'est l'hiver !

Longtemps attendu, même que nous croyions tous que nous avions changé d'hémisphère ; peu de pluie, pas de froid, quelques jours de brouillard.
Jour de neige.

Dalton s'interroge

Mimine a renoncé à mettre le nez dehors ; tant mieux pour les oiseaux.
Et puis dimanche matin, au lever tout était blanc. la neige à gros floconds est tombée drue et le froid est devenu glacial. Moins 8 la nuit , -3 en journée. Nous nous étions bloqués sur notre "tap". Plus personne ne circulait, impossible de descendre même à pied notre allée. Nous avons observé depuis notre béveldère la situation et les voitures trés en désordre sur la route...
Aperçu dans le jardinet.

Sous le soleil c'est très lumineux et festif

Soleil levant

Mardi aprés midi et hier mercredi nous avons pris mos "pioches" et avons mis deux fois trois heures pour dégager notre chemin ; hier aprés midi j'ai fait une incursion en ville et au retour me suis "plantée" au pied de la côte qui monte au village et ai du revenir à pied sur 2km avec les "courses"... Ce matin à 9h nous sommes repartis à pied récupérer la voiture et sommes "déscendus" en ville, Yves chez le Kiné et vers midi nous avons fait la tentative du retour ; Yves conduisait et plus habile que moi nous avons franchi les obstacles neigeux.... la nuit dernière il faisait - 14 ° c et ce matin moins onze ; notre promenade nous a revéillé mais le soleil se levait et le paysage magnifique.
Samedi nous avions eu pour midi, Hélène et Christopher ; il faisiait glacial mais sans neige. J'avais préparé un Cari de Zourit et un civet de lièvre. Nous avons passé un bon moment et nous renouvelerons au printemps. Il y a en face dans le virage encore une voiture plantée. Le soir tombe et l'horizon rosi....
 A bientôt.